L’engouement pour la participation citoyenne se traduit, dans la pratique, par l’émergence d’une multitude d’expériences participatives. Si on prend la peine d’observer de plus près cette mosaïque de processus, on s’aperçoit que des communes inscrites dans des contextes très différents mettent souvent en place des dispositifs similaires. Il est évident que toutes les collectivités ne jouissent pas de ressources identiques. Les plus petites d’entre elles disposent, dans la plupart des cas, d’un nombre plus restreint d’agents administratifs, ce qui peut réduire la palette des compétences disponibles ainsi que le temps susceptible d’être consacré aux différents projets communaux. Pourtant, force est de constater que même les plus petites collectivités se dotent de solutions numériques pour renouer le dialogue avec les citoyens. 

Comment faire de la participation citoyenne numérique avec des ressources limitées ?

La plus grosse difficulté pour les petites collectivités, en matière de participation citoyenne, est de composer avec des ressources très limitées. Toutefois, ce challenge n’est pas une mission impossible si les bonnes décisions sont prises aux bons moments :

  1. Tout d’abord, planifiez sur le moyen-terme les projets qui nécessiteront le « savoir citoyen »  : La participation citoyenne peut être envisagée dans nombreux cas, assurément dans toutes les matières. En raison de ressources limitées, il sera préférable de sélectionner les projets plus intéressants pour la population. Bien qu’il soit plus « facile » d’interroger les habitants d’un quartier sur la couleur des poubelles publiques, il sera sans aucun doute plus constructif de les impliquer dans des processus qui seront enrichis par une collaboration entre les élus, l’administration et la population. 
  2. Ensuite, déterminez la manière la plus adéquate de faire participer la population pour chaque projet : Le projet de rénovation d’une place ne requiert pas la même forme de participation citoyenne que la gestion d’un potager partagé. Il existe mille et une façons d’animer et de conduire des processus de participation citoyenne. Toutefois, dans ce cas-ci, il est essentiel d’adopter un seul outil pour réaliser efficacement vos différents projets. La meilleure stratégie est de choisir un instrument de type « couteau suisse » afin de tirer profit de ses différentes options. Pour plus d’information à ce sujet, voir notre article sur comment choisir le mode de participation le plus adapté.
  3. Puis, formez quelques agents dans chaque service à l’utilisation cet outil : La participation citoyenne, en tant que processus transversal, n’est pas cloisonnée à une compétence ou un service. Il sera donc plus intéressant d’organiser des sessions d’information et/ou de formation pour un maximum d’agents. Chaque agent pourra ainsi suivre les points relatifs à son travail quotidien et donner quelques feedbacks aux citoyens. Cette méthode de travail collaborative nécessite d’établir une stratégie transparente en interne.

Dans cette perspective, chez Citizenlab, nous accompagnons aussi bien de grandes métropoles que des communes de quelques milliers d’habitants. Notre rôle est alors de guider les autorités publiques dans leurs choix stratégiques. L’objectif est de trouver un canevas d’actions qui leur permet de collaborer avec la population de manière apaisée et constructive, sans surcharger des agents à l’emploi du temps déjà bien rempli. 

Mutualiser pour mieux avancer

Dans certains cas, même l’acquisition d’un seul outil peut s’avérer être une charge trop importante pour une commune de moins de 10.000 habitants. Certaines communes choisissent alors de s’associer afin de regrouper des moyens financiers, humains, organisationnels, etc.  À titre d’illustration, c’est le choix qu’ont pris les communes de l’agglomération de Grand Paris Sud et les communes membres de la Fondation rurale de Wallonie.

La plateforme proposée par Citizenlab a été pensée pour ce type d’utilisation. L’intelligence artificielle permet aux communes d’utiliser une seule plateforme et de segmenter ce qui est mis en ligne. Grâce à cela, les utilisateurs peuvent être classés automatiquement en groupes et ne seulement avoir accès qu’à une partie des projets.

Cette accessibilité différenciée est facilement modulable grâce à une procédure d’inscription sur mesure, intégrée à chaque plateforme. Les communes peuvent choisir les informations qu’elles souhaitent récolter pour réguler l’accessibilité aux projets. Dans le cas de la mutualisation d’une plateforme, le champ « Commune » peut permettre de rediriger le citoyen vers les projets de sa commune.

Vous souhaitez mettre en place une plateforme de participation ? Contactez-nous dès aujourd’hui pour voir à quoi pourrait ressembler la participation dans votre ville !

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